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lundi 25 mai 2015

Reconnaissance VIP de l'Enduro Des Dentelles à Gigondas

"Salut Julien, ça te dirait de passer voir le circuit de l'Enduro des Dentelles 2015 ? Tu pourrais ainsi faire un petit pitch à propos des spéciales qu'on a tracé spécialement pour cette année"

J'ai donc reçu ce message la semaine passée de la part de Damien Lopez, l'organisateur de l'Enduro Giant des Dentelles à Gigondas (84) à seulement 25' de la maison.



Cette course aura lieu pour la seconde fois et après la première édition que j'avais adoré (et terminée), mon bulletin d'inscription est déjà parti depuis un moment (et apparemment, je suis, comme l'an passé, le premier inscrit).
Ni une, ni deux, on se cale un créneau avec Damien et je lui demande si je peux être accompagné par Dom du Green Master Team, surtout qu'il ne participera pas à la course de Gigondas puisqu'il va à Vallnord pour la Maxi'Avalanche (andouille !).
Pour cette édition, Damien (que j'ai croisé à la Riderz'Cup de Courthézon par exemple) m'avait déjà annoncé "un circuit renouvelé à 70%"... Mais aussi que "personne ne reconnaitra le circuit avant la course cette année". Je me retrouve donc avec un statut de privilégié mais je vous rassure tout de suite, cela ne changera pas grand chose à mon classement. J'avais terminé 112è l'an passé et cela représente un accomplissement pour moi... Attendez vous donc à lire le récit, la vision, d'une quiche, d'un poireau, bref, d'une quiche aux poireaux qui fait de l'enduro.
Samedi 14h, Dom et moi sommes sur la place de Gigondas qui commence à bouillonner de touristes. La saison est lancée et il y a aussi pas mal de gens qui roulent (en VTT ou en VAE de location) dans les Dentelles et qui finissent leur sortie par la tournée des caves à vin. Pendant qu'on se fait accoster par une MILF belge qui veut qu'on l'aide à sortir sa tige de selle (sans jeu de mot, hein !), Dam's débarque dans sa Subaru (n.d.l.r.: à vendre).
On saute sur les VTT, je glisse mon vieil appareil photo numérique dans la poche (il tient le coup grâce à du chatterton), et on attaque la première montée, d'abord sur la route puis ensuite sur un chemin de 4X4 avant de traverser une vigne et de grimper un peu dans la forêt. Assez rapidement, on est déjà en haut de la spéciale 1. Oui, cette année, la première spéciale ne se fait pas depuis le point le plus haut de la course (à l'inverse de l'an passé) et elle part dans la forêt pour une suite de virages dans la pente et des enchainements de dévers. Cette spéciale, appelée la Spéciale des Florets, est assez courte et fera finalement office de "mise en jambe"... et ce n'est pas plus mal, croyez-moi, quand on connait le programme de la suite.
Dés le début de cette spéciale, je prends conscience qu'il n'a pas plu depuis longtemps à Gigondas et que le sol, granuleux, n'accroche rien (surtout que le tracé est en dévers quasiment tout le long). Je galère avec mon Michelin Race'R à l'arrière et je me dis qu'un pneu plus adapté serait judicieux (un Grip'R ?).

Damien et Dom au départ de la Spéciale 1:


Une fois cette (courte) spéciale avalée, Damien nous prévient: "on monte cool les gars, parce qu'on en a pour un petit moment"... Et effectivement, on attaque la montée vers le Col du Cayron (le chemin de 4X4, qui "monte sec", qu'on avait pris l'an passé), on continue en direction du Belvédère puis on bascule derrière cette partie des Dentelles pour monter ensuite, en poussant ou en portant, vers la spéciale 2, la "Spéciale de la Sarrazine-Partie 1". Là-haut, le décor est grandiose, un peu comme au sommet de la spéciale 1 de l'an passé, mais pas du tout au même endroit... Et pour plus de discrétion, pour maintenir le secret, j'évite de vous montrer des images prises depuis le sommet, car certains risqueraient de s'y rendre pour reconnaitre ce nouveau tracé.



Arrivés au sommet, ça va, on est frais ! Cette montée vers le point culminant de la course s'est bien passée et elle reste comparable à celle de la spéciale 1 de 2014.
Le départ de la course est dégagé mais il annonce un bon dénivelé, de la pente, dans la suite du programme...


A peine parti, on entre directement dans la forêt... 


Là, les organisateurs bénévoles ont fait un sacré boulot d'élagage et d'aménagement et cette 2è spéciale est une tuerie ! Des passages en dévers, du rapide dans la forêt dense, des passages techniques (avec des cailloux fixes)...



Arrivés en bas de la forêt, il faudra relancer un peu sur une DFCI et on passera d'ailleurs à proximité de la Tour Sarrazine (d'où le nom de la spéciale). 


Sous la Tour Sarrazine, on croise Cyril et Thibault Assalin, avec Nadia, en train de travailler sur la spéciale:


On papote un peu et on poursuit sur cette 2è spéciale. Là, le single change radicalement d'aspect (par rapport à la première partie) pour devenir une espèce de grande ornière (large) qui serpente dans la forêt... Et qui dit "ornière" pour moi, dit "gaufre". J'avais bien repéré que Damien roulait sur les côtés mais il a fallu que je descende au fond, raclant une pédale sur le bord, m'envoyant rouler dans les buissons... Sans gravité.
Juste avant l'arrivée de cette 2è spéciale, il reste un passage "traitre", en dévers, qui envoie sur une petite palette posée au dessus d'un ruisseau. Damien passe en catastrophe (drift à peine contrôlé), Dom se couche dans les gravas, je déclare forfait...Damien lance: "je crois que je vais monter aménager le truc là, sinon il va y avoir des cartons"


Là, juste après la palette, ce sera l'arrivée de la Spéciale 2 et le départ de la 3 (qui sera aussi la Sarrazine mais "2è partie") se trouvera toute proche. A l'origine, cette liaison devait faire partie de la Spéciale 2, mais les organisateurs ont préféré couper cette spéciale en deux pour éviter de nous faire rouler dans le ruisseau et en montée en course. Je n'ai pas de photo de cette "Spéciale 3 - La Sarrazine partie 2" car elle n'est pas terminée. On l'a roulé mais elle n'est pas encore totalement débroussaillée et on n'a pas pu faire exactement tout le circuit... Mais elle sera courte.

Après ce petit "run" presque "sauvage" dans la forêt, Damien nous prévient: "c'est parti pour une bonne liaison... Qu'on refera encore ensuite"
Le chemin, à cet endroit, est un ruisseau qui rafraichira les plus courageux avant de rejoindre un chemin de 4X4, une route, puis de rentrer encore dans la forêt pour remonter jusqu'au départ de la Spéciale 4 des Marnes. Il s'agit là de la spéciale 2 de l'édition 2014, celle que j'avais adoré. Cool !

En haut, vous retrouverez toujours le passage un peu engagé sur lequel certains ont "bloqué" en 2014, que Damien avale sans souci... (ça ne se voit pas mais ça penche fort à cet endroit)


Mais pour moi qui suis entré trop "inter" et qui ne trouve pas l'adhérence, ça ne se passe pas de la même manière hahahaha


Mais ça passe:


Dessous, en enchaine dans la "partie Bobsleigh" des Marnes:


Puis dans la forêt, le bas de la spéciale est vraiment fun, serpentant entre les appuis naturels jusqu'à l'arrivée.
Une fois en bas, et bien il faut remonter à gauche pour faire le tour de la montagne et rejoindre la liaison qu'on a monté avant... Direction  la nouvelle spéciale 5, la Spéciale de la Toque, que Damien annonce comme la plus belle, celle qu'il préfère.
La montée commence à être dure. Il n'y a pas autant de portage que l'an passé dans les liaisons, mais ça tire !
Arrivés au sommet de cette 5è spéciale, la vue est encore une fois superbe ! Par contre, mon état physique commence à être moins joli !

On distingue le Mont Ventoux qui dépasse derrière...


Dés le départ, il faut s'accrocher ! Les 150 premiers mètres sont "World Cup":


Et c'est parti pour quelques dévers:



Avant de passer dans les éboulis (bien pentus):



Puis de rentrer dans la forêt... Et là, "orgasme VTTistique, jouissance endurisante", le tracé est magnifique et Damien en profite pour nous faire des passages façon "Greg Minnaar", là où je roule façon "Greg Minable":

Il va tellement vite que la lumière est distendue:



Passage sur une ligne de crête ocre juste avant l'arrivée (n.d.l.r: ne pas tomber à droite et ne pas tomber à gauche)


Chaque mouvement de terrain a été bien exploité, et certains passages de cette spéciale pourraient servir de support pour une pub Giant Bicycles. Un délice !!!

En bas de cette spéciale, Damien m'annonce qu'on doit remonter vers le Belvédère, pour faire la spéciale 3 de l'an passé, qui sera donc la Spéciale 6 cette année... Et pour la montée, on passe encore une fois par LA liaison qu'on a déjà monté deux fois (mais peut-être que la liaison, le jour de la course, sera un peu différente, car elle impose de couper la Spéciale 4. On verra bien...)
Uuuuppffff, là, je commence à avoir les fils qui se déconnectent dans ma tête et sur le petit bout de route, je sens les crampes qui débarquent... Je suis dans le dur !
Dom n'en mène pas trop large non-plus et Damien avoue que finalement, "quand on fait le circuit complet, ça tire un peu".
Au niveau des tables de pique-nique sous le Belvédère, je m'enfile une patte de fruit (il me faut du sucre !!!) et dans un fracas mécanique, on entend les jeunes de la DCA &  Cie Gigondas, le club organisateur, qui déboulent comme des débiles sur le chemin de 4X4 avec leur "Citroën C15 de chasseur". Ils sautent littéralement les dos d'âne et terminent devant nous par un joli frein à main à la manière de Sébastien Lœb un jour de cuite... J'en rigole encore.
Tous viennent expliquer l'avancée des travaux à Damien, ils sont fiers, ils sont motivés, ça fait plaisir à voir !
On est aussi rejoint par un petit groupe de riders du club, qui "checkent" le parcours...



Michel dANIEL, l'homme capable d'aller shapper/débroussailler en pleine nuit, en pleine discussion avec Damien:


Une fois mon cerveau un peu plus irrigué, on repart pour la 6è spéciale, la Belvédère. Les jeunes qui ont leurs vélos nous suivent. Le départ reste toujours le même qu'en 2014, avec des bons dévers au début, suivi de la grande ligne droite puis les parties sinueuses dans la pente jusqu'à la passerelle:







Après la passrelle, il y aura quand même quelques changements et l'arrivée de cette spéciale sera différente de celle de l'an passée (certains s'en souviennent) et passera peut-être par là... Sur une zone très trialisante. Chaud ! (Mais cela reste à voir)




On y est presque ! la 6è spéciale est terminée et il en reste une, juste pour le fun, en ville... ou plutôt dans le village. A priori, le départ sera un peu plus haut cette année et empruntera un petit single avant de passer derrière cimetière et de traverser le jardin botanique... Il reste encore quelques petites inconnues pour l'organisation, quelques "discussions" avec des propriétaires, mais tout semble bien ficelé.



Fin de la partie, on a bien mérité notre Cigalette. 




Simon Pagès qui a faisait le tour avec le petit groupe de "locaux" de la DCA & Cie Gigondas qui nous a rejoint juste avant la "Belvédère", a obtenu ce profil via son GPS:


Damien avait, quant à lui, quelque chose d'assez similaire, avec un peu plus de 23km et 1250m de D+ (en comptant la Spéciale "Village" que Simon n'a pas dû faire).

Au final, de mon point de vue (celui d'un poireau je le rappelle), l'Enduro des Dentelles 2015 est un peu plus difficile que la version 2014. J'ai trouvé les spéciales un peu plus techniques et pentues (mais pas forcément plus engagées) et les liaisons sont peut-être un peu plus longues mais par contre, elles sont plus roulantes (moins de portages qu'en 2014)... ça reste de "l'enduro", et il va falloir "endurer" ce programme qui, il faut le dire, est magnifique ! Des spéciales superbes, un décor magnifique, une organisation qui va mobiliser 50 bénévoles pendant le week-end (sans compter ceux qui travaillent sur les circuits depuis l'an passé), et peut-être une météo clémente et... chaude ! (qu'il va falloir gérer)
D'ici-là, il faut croiser les doigts pour que la pluie tombe et rende les spéciales moins glissantes.
Si vous avez participé à l'édition 2014, je vous conseille de reconnaitre les spéciales 2, 3 et 5 (et pourquoi pas la 1) puisque vous connaissez quasiment l'intégralité des autres.
Enchainer le parcours complet le samedi en reco et le dimanche en chrono, comme je l'ai fais l'an passé, ça parait rude.
La course a lieu les 13 et 14 juin et il reste encore quelques places... Je vous la conseille... Et je ne suis pas défrayé pour vous raconter tout cela !
Droz Photos sera là pour immortaliser vos passages, et ça, c'est super, parce qu'il n'y a pas beaucoup de photographes aussi bons que lui ! Freestyl'Air (VTT Trial) assurera l'animation de la zone d'arrivée en compagnie de Lionel Beccari qui sera au micro... Que demande le peuple ?
Tous les ingrédients sont encore là pour que cet Enduro des Dentelles soit une réussite... Il faudra juste aller au bout !
On se voit là-bas ! 

vendredi 22 mai 2015

DogMasteR

Il y a un peu plus d'un an et demi, j'étais allé filmer Alexandre Neulat au Bikepark du Ventoux pour l'aider un peu dans sa recherche de sponsors... Ce jour-là, pendant les vacances de Toussaint, il y a avait très peu de riders mais je me rappelle bien de Têtard que je voyais pour la première fois (depuis des années, puisque je l'avais aperçu en Coupe de France de DH "dans le temps") car il roulait fort et son chien, bien jeune, le collait déjà derrière la roue.
Un an et demi plus tard, je me rends compte que je l'ai très peu croisé: une fois à Laudun pour la Coupe du LR de DH 2014, une autre fois à Oz en Oisans pour la Coupe de France 2014 (en compagnie du sympathique Gaël "Gawa" Gougne), une autre fois à Courthézon lors de la Riderz'Cup annulée, et puis récemment à Beaucet pour la Riderz'Cup qui a bien eu lieu.
Depuis l'épisode "Courthézon", on est en contact pour voir comment faire une vidéo. Initialement, on devait la tourner juste après la Coupe du Monde de Lourdes mais malheureusement, lors des essais, Têtard s'est crashé (énorme impact sur la cuisse, avec un hématome de compétition) et même s'il a participé à la manche de qualification (en mode "je sers les dents"), il n'a pas pu rentrer parmi les 80 finalistes (111è).
Depuis quelques mois, je le suis sur sa page Facebook et je me suis bien rendu compte qu'il s'agit de quelqu'un d'un peu "spécial", certains diraient "un artiste", d'autres "un personnage haut en couleur". Sans cesse accompagné par son chien Heaven, Têtard balance de temps en temps des vidéos hilarantes (réservées à ses "amis", dommage) et c'est vrai que le peu de contacts que j'ai eu avec lui, m'a donné l'impression qu'il s'agit d'un "rigolo un peu décalé" !


C'est d'ailleurs amusant parce que j'ai quelques souvenirs de ses (excellents) résultats, de son passé de descendeur dans le Team Passion Ocre (on parle presque d'une ère préhistorique là), un des grands teams français de l'époque, avec les frères Taillefer, Gassou... Et on peut encore retrouver certaines preuves de son talent datant d'un temps où la promotion de la DH ne passait pas par le net mais seulement dans les magazines ou les journaux.

2 exemples:
Vainqueur du classement général de la Coupe de France 2002:


23è à Fort William (Écosse) 2004 en Coupe du Monde:


Plus récemment en Coupe du Monde, 42è à Schladming en 2007, 49è à Pietermaritzburg en 2009...etc

Quelques images de "la grande époque", piquées sur sa page Facebook:



Bref, Têtard est doué d'un sacré palmarès et il pourrait largement fanfaronner avec de tels résultats, mais pourtant, pas du tout ! Croyez-moi, lors de la journée de tournage de la vidéo que vous découvrirez en dessous, jamais il n'a amené le sujet sur le tapis et quand on a pique-niqué à midi, il a fallu que je le questionne en insistant pour obtenir quelques résultats. En conséquence, une des principales qualités de Têtard, c'est qu'il n'est pas du tout prétentieux, et d'ailleurs aussi pas du tout "intéressé". Sa passion pour le VTT, le ride, la vitesse, est quotidienne et quand je lui fais remarquer qu'il est peut-être un peu passé à côté d'une "vraie" carrière professionnelle, il reconnait qu'il a du mal à jouer le jeu des sponsors, à rentrer dans un cadre, dans un moule: "pendant les stages en équipe de France, je rendais fou Manu Hubert. Je n'étais pas comme les autres"... Pourtant, il y a une personne qu'il respecte beaucoup et qui l'a soutenu pendant plusieurs saisons, c'est Gassou, ancien propriétaire du magasin Passion Ocre à Apt, ancien mécanicien du team, qu'il a toujours apprécié (et encore aujourd'hui alors que le magasin a été vendu). Et c'est finalement ça, peut-être, la solution avec lui ? Nicolas est toujours capable de grandes performances (et pas qu'en Master), il peut intéresser un team, des sponsors, mais c'est plus une relation de confiance, voire même une relation amicale qu'il cherchera. En plus, il n'a pas l'air demandeur de moyens énormes... A méditer...
Et puisque je parle d'amis, Têtard en a beaucoup... Il les apprécie, s'amuse, fait la fête, et s'y engouffre avec excès. Sur ce sujet, il est intarissable ! Il a fait tant de fiestas, tant de conneries, tant de beuveries qu'il apparait ainsi, comme je le disais plus haut, comme quelqu'un de "spécial et décalé". Mais vous savez quoi ? Ce garçon complètement déjanté une fois qu'il a 3 canons dans le nez, mène une vie finalement très simple et relativement proche de la nature... Un "bio-fêtard" en somme ! Actuellement, il s'occupe de son verger et de ses plans de tomates (600 !), courgettes, et s'apprête à faire la tournée estivale des restaurants et des marchés de son coin du Vaucluse, avant de travailler en ferronnerie aluminium à l'automne puis de repartir dans les vignes en hiver.

Jour de fiesta avec Heaven... Et la veste dorée "Shaun Palmer" (source Facebook):


Le job estival de Têtard avec Heaven tout petit (source Facebook):


 La vente de "Mugay" vue par Têtard (source Facebook):


La semaine passée, je suis donc allé chez lui à Apt pour le filmer sur des mini-spots qu'il avait shappé spécialement pour l'occasion. Il avait d'ailleurs pris soin de choisir des lieux avec des couleurs différentes, sable doré, ocres orange et rouge , sable gris... etc
J'étais assez épaté d'entendre qu'il n'avait quasiment jamais fait de vidéo... Un pilote comme lui, à Apt, dans la Mecque du VTT Freeride de l'époque (un des spots de la vidéo était à 20m du gap de Berrecloth dans New World Didorder)... Quand je vous dis qu'il n'est pas "intéressé" !
Au final, je finis par comprendre une chose: Têtard est super content de faire une vidéo, mais plus encore, il est particulièrement heureux de faire une vidéo avec son chien ! Heaven, c'est son partenaire de ride, toujours là, toujours motivé, toujours à fond, toujours derrière sa roue. Certains vont sûrement s'imaginer le pire en voyant les plans où ils se frôlent, où ils se touchent même. Mais presque depuis sa naissance, Heaven reste à côté de Têtard, essaie même sans cesse de le doubler, et mort son pneu arrière lorsqu'ils s'arrêtent.

(source Facebook)


Au fil de la journée, Heaven n'a pas arrêté une seconde. Et même lorsque Têtard ne roulait plus, il sautait plusieurs fois dans l'eau pour aller chercher un bâton (d'ailleurs il sait plonger de 4m de haut)... Et jusqu'à mon départ, il voulait jouer, alors que son maitre était cuit. Ce chien est un athlète !




Après cette journée, j'ai un peu l'impression de revivre, d'une manière un peu différente, celle que j'avais passé avec Antoine Dubourgnon presqu'un an en arrière. Antoine et Têtard sont très différents en terme de caractère, d'état d'esprit, mais ils sont tous les deux un peu "perchés" à leur manière et quand je pense à eux, j'ai le sourire. Antoine a besoin de son coin de nature, de dormir dans la forêt, Nicolas a besoin de son chien, de son potager, de faire la fiesta... Mais une chose est sûre, tous les deux ont une vraie passion pour le VTT de Freeride ou de DH. C'est comme s'ils étaient tombés dans la marmite et c'est vital pour eux.

Voici donc Dogmaster, ma vidéo de Têtard et Heaven. On a déjà vu des vidéos de pilotes accompagnés par leur chien, mais j'ai l'impression que c'est la première fois qu'on voit une vidéo de DH avec un chien. Là, ça soude vraiment et Nicolas dirait que c'est une "Agressive Canidé Vidéo".
Pour le début... Et bien il fallait bien que ce soit un peu "décalé"... Vive la Cabrette du Lubéron et le "talon-pointe" à la fin... Accompagnés d'une musique agressive: